Aider ses enfants à l’école

QUAND VOTRE BOUT DE CHOU DE SEPT ANS EN CE2 ARRIVE VERS VOUS AVEC UNE OPÉRATION QU’IL N’ARRIVE PAS À RÉSOUDRE, ON PEUT SE TROUVER DÉMUNIS. COMMENT EXPLIQUER ? COMMENT TROUVER LES MOTS POUR MENER SON ENFANT VERS LA COMPRÉHENSION ? DES ATELIERS PARENTALITÉ SONT ORGANISÉS PAR LES COMMUNES EN PARTENARIAT AVEC LE CONTRAT DE VILLE POUR NE PLUS SE SENTIR DÉSEMPARÉ.

Ce n’est pas toujours facile de faire preuve de pédagogie. Pas toujours facile non plus de se rappeler des règles de grammaire ou de mathématiques apprises il y a… très longtemps ! Le Contrat de ville organise, en partenariat avec des communes, des ateliers d’aide à la parentalité pour permettre aux parents d’avoir les moyens de suivre la scolarité de leurs enfants. Deux formatrices d’Api Formation se relaient sur vingt et une séances réparties sur plusieurs matinées pendant trois mois environ. « Cela commence par une remise à niveau en français, en maths, pour que les parents puissent accompagner leurs enfants jusqu’au CM2 ou à la sixième. On revoit les règles de conjugaison, d’orthographe… Et on apprend aussi des méthodologies sur comment expliquer aux enfants », explique Céline, une des deux formatrices. « Le CP, cela fait très longtemps ! rit Elsa qui participe à la formation pour mieux accompagner ses deux filles dont l’une va bientôt rentrer au CP. J’ai oublié certaines bases. Ça me permet de réviser ! Je ne veux pas que ma fille repasse par là où je suis passée. Je veux la suivre, être derrière elle et si elle tombe pouvoir l’aider à se relever. »

Plus qu’un accompagnement
Chaque séance commence par une discussion sur le rôle de parent et comment s’occuper de ses enfants, jouer avec eux, créer un lien. « La formation est basée sur l’accompagnement à la scolarité mais finalement, nous allons beaucoup plus loin. On s’aperçoit que les personnes qui ont participé, ont réussi à créer un lien plus fort avec leurs enfants. » Ce mardi, c’est la séance de reprise après les vacances. La discussion s’amorce donc sur les deux semaines qui ont précédé : qu’ont-ils fait avec leurs enfants ? De la lecture pour l’un, des révisions pour l’autre, une visite d’un musée… « Moi j’ai trouvé une application et c’est la tablette qui leur lit une histoire le soir ! » Le petit groupe rigole. « C’est bien mais c’est mieux avec un vrai livre et son papa, intervient Céline. Il faut garder ce plaisir de l’objet, de tourner les pages et d’être ensemble. » Elsa reconnaît que cette formation lui a « ouvert les yeux ». Sur son comportement avec ses filles mais aussi sur le fait qu’elle n’était pas la seule à avoir des difficultés. « Nous sommes un groupe très sympa et j’ai vu que d’autres personnes étaient dans la même situation que moi, toutes seules à s’occuper de leurs enfants. »

Des clés pour mieux expliquer
Rava s’est décidée à participer à la formation car elle est sans emploi et s’occupe des enfants de sa soeur. Elle a un neveu en grande section et une nièce en CE1. « Je suis leurs leçons et parfois ce n’est pas facile de se mettre à la place de l’enfant. Avec la formation, je vois les choses différemment. » Les papas ont aussi leur place dans ces ateliers. Trafston a décidé d’y  participer pour ses deux enfants de deux et quatre ans. « Je veux apprendre à mieux expliquer, à mieux échanger. Les formatrices sont vraiment bien. C’est clair et net ! Je mets tout de suite en application ce qu’on apprend et je vois que ça marche. » Chaque session se termine par un jeu de rôle : les participants se mettent en binôme et l’un joue le rôle du parent, l’autre de l’enfant. « L’enfant » peut ne pas comprendre, ce qui oblige « le parent » à réfléchir sur les explications à apporter sans donner la réponse… « C’était difficile au début mais maintenant ça va mieux et on s’amuse bien », raconte Céline.

Pratique :
• Les formations sont organisées ponctuellement par les mairies.
Rapprochez-vous de votre mairie pour tout renseignement.

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