Anticiper les besoins en compétences grâce à la GPEC

Avec la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, le Sefi souhaite anticiper les besoins actuels et futurs de différents secteurs économiques. La GPEC vient d’être mise en place dans le domaine maritime. Prochains secteurs : le numérique et le tourisme.

La mise en place de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (gPeC) au niveau d’un pays est une première ! Cet outil est plutôt utilisé dans le privé par des cadres chargés des ressources humaines d’une entreprise spécifique. C’est après une mission de l’afd en 2016, dont les experts sont venus, entre autres, s’entretenir avec le Sefi, qu’il a été décidé d’évaluer la possibilité de mettre en place une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ou gPeC au niveau de la Polynésie française. en 2018, un groupe d’experts d’un cabinet de consultants et l’agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (afpa) sont venus régulièrement en mission à tahiti, appuyer et conseiller le Sefi pour la mise en place de ce nouvel outil.
Premier secteur concerné : le maritime. un schéma directeur de la pêche hauturière et de l’aquaculture a été arrêté par le gouvernement, avec une politique sectorielle, permettant de cibler les besoins économiques à venir. Il était donc opportun de lancer une gPeC dans ce domaine. Les métiers et les compétences existants ont d’abord été recensés grâce aux partenaires privés et publics travaillant dans le maritime. Puis les besoins en compétences et métiers ont ensuite été listés en fonction de la politique impulsée par le gouvernement. Concernant la pêche hauturière par exemple, les capacités devraient augmenter d’environ 50 %. L’idée serait donc de pourvoir immédiatement un nouveau thonier en équipage et d’anticiper la formation de cet équipage.

• Un outil de suivi et d’ajustements rapides
Une fois que le Pays a déterminé son cap, la gPeC permet de lister les compétences et les besoins nécessaires et d’obtenir une vision d’un secteur. C’est une démarche qui est continue et évolue de manière agile. Les données changent, progressent, varient sans cesse. L’idée est de les mettre à jour rapidement et de pouvoir ainsi anticiper les besoins en compétences et donc en formation. La gPeC permet aussi un suivi des personnes passées en formation et des demandeurs d’emplois. Qui suit telle formation et qui exercera réellement le métier en lien avec sa formation ? L’ajustement possible sera plus pertinent et rapide. « Nous voulons cesser de subir les besoins économiques pour les anticiper et devenir acteur.
Grâce à ces données, nous pouvons répertorier les données et les besoins et mettre en place les formations rapidement », explique la direction. La formation continue sera impactée mais également la formation initiale et les centres de formation privés et publics. La gPeC est un process complexe et un projet important pour le Sefi, à qui il manque un outil informatique performant pour faciliter la compilation des données. avec cet outil informatique, l’échange de données sera facilité et la gPeC encore plus performante. Les études réalisées pourront, dans le futur, faire l’objet de publications du type de celles de l’ISPf.

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