La formation, pilier du succès chez ISI

Chez ISI (Ingénierie de systèmes d’information), la formation fait partie du travail. En effet, pour rester au top, les employés du numérique doivent se former en permanence.

TEXTE & PHOTOS LUCIE RABRÉAUD

Dans le numérique, la formation occupe une place stratégique. Elle fait même partie du travail. Le secteur est en permanente évolution et les développeurs du web doivent s’informer des changements s’ils veulent rester des experts. La société ISI (Ingénierie de systèmes d’information) a été créée par David et Olivier Chungue, des cousins. Aujourd’hui, David est seul à la tête de l’entreprise. Après une licence en informatique à l’université de Polynésie française, il a continué ses études en France pour devenir ingénieur en informatique. Après six ans passées à acquérir de l’expérience aux États-Unis, il est revenu au fenua et a lancé son entreprise. Exactement ce qu’il souhaitait.

ISI est né en avril 2008. À cette époque, la connexion Internet n’est pas celle d’aujourd’hui et les Smartphones ou iPhone ne sont pas encore aussi indispensables. Mais David Chungue sait qu’il mise sur le bon cheval. ISI a trois domaines d’activité : le développement des logiciels avec des interfaces web, le développement d’applications mobiles et la conception de sites Internet. L’entreprise a été pionnière en matière de développement d’applications : Vini conso, l’annuaire OPT, Tamaa, l’application pour les championnats du monde de va’a… ISI a même un client international : la Confédération océanienne de football.

Pour rester compétitif

Si David Chungue et son équipe obtiennent et gardent d’importants clients, c’est grâce à leur expertise. Et donc à la formation qui est « un critère pour rester compétitif. C’est un peu comme la mode : les supports et les outils changent en permanence. On est passé du simple écran texte avec la grosse machine à l’émergence des PC puis de tous les logiciels, et au navigateur Internet interface puis au mobile ! ». Chez ISI, la formation, c’est tout le temps mais pas vraiment de manière classique.
« On touche à des domaines où le savoir est disponible sur Internet. Pour rester à la page, il faut s’informer et apprendre. De temps en temps, nous sortons aussi de Tahiti et participons à des conférences à l’étranger. C’est une veille technologique indispensable pour sentir les courants. Une fois validé quelque chose d’intéressant, un nouveau langage numérique par exemple, on va sur Internet et on apprend. »
Aujourd’hui, David Chungue et son équipe maîtrisent une dizaine de langages de programmation. Le minimum pour être au top, selon eux.

Développer les compétences polynésiennes
Le jeune chef d’entreprise confirme qu’il y a des besoins et qu’ils sont croissants. Quand il a créé son entreprise, la décision était « lourde mais réfléchie ». Il souhaitait générer de la plus-value made in Tahiti ! Monter en compétences grâce à la formation fait partie du travail chez ISI et c’est la seule manière de « rester en course ».
En développant son business, David Chungue développe aussi les compétences des Polynésiens. Il se pose même la question de dédier encore plus de temps à la formation, la clef sur laquelle repose toute entreprise du numérique.

Nos formations :

• Licence informatique à l’université de Polynésie française
• BTS Services informatiques aux organisations (SIO)
– option A solutions d’infrastructure
– option B solutions logicielles et applications métiers au lycée Aorai
• Différentes formations pour apprendre le code sont également proposées dans les centres de formation (se renseigner directement auprès d’eux)

Travailler dans une entreprise numérique : 
Plusieurs entreprises du fenua sont à la recherche de développeurs web. Si les employeurs sont moins regardants sur les diplômes, mieux vaut faire preuve de beaucoup de curiosité, d’autonomie et connaître l’anglais. Les documents les plus intéressants pour continuer à se former sur le web sont en anglais. David Chungue précise tout de même que la formation initiale pour avoir des bases théoriques solides est importante.
« C’est un vrai débat aujourd’hui pour savoir quel diplôme il faut pour être développeur car tout est disponible sur Internet, mais il y a quand même des concepts théoriques à acquérir. » Les langages de programmation classiques, comme les concepts de programmation, doivent être connus. L’expérience, elle, s’obtient en entreprise. David Chungue privilégie d’ailleurs un recrutement local. Les membres de son équipe sortent tous des formations données à Tahiti. Ce qu’il manque aujourd’hui, selon le chef d’entreprise, ce sont des formations au-delà de la licence.

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