L’alternance : “Acquérir savoirs professionnel et théorique en même temps”

POURQUOI CHOISIR L’ALTERNANCE ? L’ÉCOLE COURS BUFFLIER PROPOSE CE TYPE DE FORMATIONS POUR LES BTS COMPTA, ASSISTANT DE MANAGER, NÉGOCIATION RELATION CLIENT ET LE BACHELOR DEES EN GESTION ET MANAGEMENT. TOUR D’HORIZON DES AVANTAGES MAIS AUSSI DES INCONVÉNIENTS À CHOISIR CETTE VOIE PARTICULIÈRE AVEC DJENSY CHUNG, UNE ÉLÈVE, ET PATRICK LOPEZ-DIOT, LE DIRECTEUR DE L’ÉCOLE.

Pourquoi as-tu choisi de faire un BTS en alternance au Cours Bufflier ?

Djensy Chung : Je travaillais dans un hôtel en tant qu’assistant manager, et j’ai voulu reprendre mes études, mais en cours du soir pour ne pas perdre de revenu à la fin du mois. J’ai vu sur le site du SEFI qu’ils proposaient des apprentissages tout en étant rémunérée à 40 % du SMIG. J’ai donc été apprentie chez Foodeez, une société spécialisée dans l’importation et la vente de produits de snacking, durant deux ans. En même temps, j’ai préparé un BTS assistant manager à l’École du Cours Bufflier. Du lundi au mercredi, j’étais en cours et les jeudi et vendredi, j’étais en entreprise. L’entreprise Foodeez m’a embauchée en CDI au début du mois de juillet.

Quels sont les avantages de l’alternance pour l’élève ?

Djensy Chung : L’avantage, c’est l’acquisition du savoir professionnel en même temps que le savoir théorique. Cela me permettait d’appliquer ce que j’apprenais en cours. Patrick Lopez-Diot : L’élève tombe moins dans la routine que lors d’une formation classique. À l’École Cours Bufflier, on accueille souvent des personnes qui travaillent déjà mais aspirent à des métiers plus intéressants en termes de responsabilité. Ils doivent donc reprendre leurs études et l’alternance est une bonne formule. D’autant que, lorsqu’on a arrêté ses études, c’est très compliqué de réintégrer le circuit normal. Les places en BTS sont réservées aux bacheliers.

Quel est l’intérêt de l’alternance pour un employeur ?
Patrick Lopez-Diot : Un employeur peut bénéficier d’un étudiant qui a déjà un certain niveau d’études, particulièrement motivé et qu’il n’est pas obligé d’embaucher. Avec le dispositif de l’apprentissage, la rémunération est à peu près de 40 % du SMIG alors que l’étudiant passe 60 % de son temps en entreprise. Financièrement, cela peut être une bonne opération. Certaines entreprises embauchent ensuite l’élève.
Ce sont les plus belles histoires.

Est-ce difficile de trouver sa place en entreprise ?

Djensy Chung : Oui, je suis allée voir beaucoup d’entreprises. Foodeez était mon dernier recours.» Patrick Lopez-Diot : « Il y a deux ans, nous étions encore au début de l’apprentissage. Le CV de Djensy était intéressant et elle est allée jusqu’à eux en expliquant sa démarche. Foodeez a accepté de la prendre. Mais il fallait aussi qu’elle ait sa place en formation. Nous avions deux cent cinquante candidatures, et quarante personnes, dont elle a fait partie, ont été retenues.

Est-ce difficile de mener travail et école en même temps ?

Djensy Chung : Ça s’est bien passé pour moi. J’ai réussi à concrétiser en entreprise ce que j’apprenais en cours à l’école. Le rythme est difficile, il faut s’accrocher. Moi, je veux continuer ma formation en Bachelor DEES management (équivalent Bac + 3) et j’ai obtenu un contrat à mi-temps chez Foodeez pour continuer  avec le système de l’alternance. Patrick Lopez-Diot : Le dispositif de l’alternance est plus difficile que d’aller à l’école cinq jours par semaine. On a exactement les mêmes programmes à assumer et on le fait sur trois jours au lieu de cinq, c’est donc plus concentré. Entre les cours et le travail en entreprise à assumer, il y a forcément des moments difficiles, il faut donc être très motivé et organisé.

Comment les employeurs considèrent-ils le système de l’alternance ?

Patrick Lopez-Diot : Quand nous avons mis en place l’alternance en 2012, c’était très compliqué. Avoir une personne deux jours par semaine seulement en entreprise n’intéressait pas les employeurs. C’était finalement une question d’organisation. Aujourd’hui, tous les élèves de l’École Cours Bufflier font de l’alternance, donc on y arrive ! Pour les entreprises qui prennent des apprentis, la donne est différente car il faut les rémunérer. C’est toujours difficile de trouver l’entreprise d’accueil pour l’apprentissage. Les dispositifs du contrat d’accès à l’emploi (CAE) et du corps de volontaires au développement (CVD), eux,  ne coûtent rien aux employeurs.

Est-ce que n’importe quel secteur peut être enseigné en alternance ?

Patrick Lopez-Diot : Je pense que oui puisque ça existe dans de nombreux secteurs d’activité. Même si ce n’est pas facile de débusquer les secteurs intéressés par cette approche. C’est simplement un système d’organisation des cours qui permet d’acquérir de l’expérience. L’École Cours Bufflier a choisi cette voie de l’alternance car nos étudiants en BTS, en particulier, avaient du mal à trouver un emploi. Ils entendaient toujours  la même rengaine : « Tu as un BTS mais tu manques d’expérience.» Une autre raison aussi était de rendre la formation plus concrète et plus intéressante. Aujourd’hui, les étudiants ne décrochent quasiment plus.

Combien de places s’ouvrent chaque année pour l’apprentissage ?
Patrick Lopez-Diot : C’est le gouvernement qui décide du nombre de places et des filières qu’ils ouvrent. Le Pays met de plus en plus d’argent dans les contrats d’apprentissage. L’objectif, cette année, serait d’atteindre cent soixante contrats d’apprentissage. Après, il faut choisir les filières. Un BTS profession immobilière a été ouvert. La formation est prête et nous avons des candidats mais ils ont du mal à dénicher des entreprises pour les accueillir. Les entreprises de ce secteur ne semblent pas prêtes à recevoir des apprentis.

Alternance et apprentissage : les différences
L’alternance est un système où l’élève suit des heures de cours et en assure d’autres en entreprise pendant sa formation. Généralement, la semaine se divise en trois jours de cours et deux jours en entreprise. N’importe quelle personne à tout âge peut suivre une formation en alternance. L’apprentissage est un dispositif du SEFI qui propose de suivre une formation en alternance. Les personnes en apprentissage signent un contrat de travail  d’une durée de deux ans avec la même entreprise et bénéficient de cours en  centre de formation. Le SEFI paye leur formation et elles sont rémunérées par leur entreprise à hauteur de 40 % du SMIG. C’est un contrat aidé. Il faut avoir moins de 29 ans pour y accéder. Djensy Chung a passé son BTS assistant manager avec le système de l’apprentissage du SEFI.

Où s’adresser ?
École Cours Bufflier
• Tél : 40 42 77 24
contact@coursbufflier.pf
Cours Bufflier

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