Le conservatoire artistique de Polynésie française fête ses 40 ans

C’est en 1979 que le Conservatoire artistique de Polynésie française a été créé, sous l’impulsion de Maco Tevane et de Claude Malric. Aujourd’hui, l’établissement compte quatre sections (arts traditionnels, arts classiques, arts visuels et théâtre), un département jazz, un autre dédié aux musiques actuelles, et près de deux mille élèves !

Le Conservatoire artistique de Polynésie française fête ses quarante ans. L’occasion pour l’établissement de multiplier les spectacles grandioses en 2019 et de montrer son niveau d’excellence toujours recherché par les élèves et les professeurs. Ses deux objectifs principaux : que la culture soit accessible à tous et que chacun puisse danser, chanter ou faire de la musique ; et forger les porteurs de culture de demain. Le Conservatoire propose également vingt-cinq spectacles dans l’année. L’enseignement de l’art repose aussi sur leur préparation.
Des cours pour les adultes y sont dispensés dans toutes les disciplines, excepté le piano ; et des stages internationaux pour des touristes sont organisés deux fois par an. L’établissement travaille aussi sur des supports pédagogiques : un livret des pas de danse et un livret des hīmene sont déjà disponibles et un répertoire des rythmes du patrimoine va bientôt être créé. Mais c’est surtout dans l’excellence de l’apprentissage que le travail est le plus intense.

Un enseignement de qualité pour un parcours qualifiant
Chaque spécialité dans les quatre sections (arts traditionnels, arts classiques, arts visuels et théâtre) est enseignée suivant un cursus structuré en quatre cycles. À la fin du troisième cycle, les élèves obtiennent leur Certificat de fin d’études musicales ou traditionnelles et à la fin du quatrième cycle, le Diplôme d’études musicales ou traditionnelles, plus connu sous le nom des Médailles d’or. Cet apprentissage prend jusqu’à dix années. Une fois le diplôme obtenu, les élèves peuvent ouvrir leur propre structure ou bien continuer leurs études dans les conservatoires en métropole, et même dans les plus prestigieux comme le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris ou celui de Lyon. Si les diplômes délivrés par le CAPF sont territoriaux, ils sont calqués sur le système des cursus métropolitains et permettent aux élèves de prouver leurs compétences et capacités. Mais obtenir une médaille d’or n’est pas chose facile. « L’obtention du Diplôme d’études musicales ou traditionnelles repose sur des acquis dans beaucoup de domaines et est d’une exigence maximale », explique Frédéric Cibard, chargé des relations publiques et de la communication du CAPF. Par exemple, un élève en danse traditionnelle devra aussi apprendre d’autres matières parmi la culture générale, le ’ōrero, le hīmene, l’assistance pédagogique et les instruments ; lors de son examen, il doit présenter une chorégraphie imposée et une chorégraphie libre au sujet de laquelle il devra élaborer un mémoire. Les élèves doivent s’engager complètement pour réussir. Après quarante années d’existence, le conservatoire travaille désormais sur les pratiques interculturelles. Toutes les occasions sont bonnes pour mêler le classique et le traditionnel, comme lors du dernier gala où l’orchestre symphonique a joué un ’aparima. L’année prochaine, l’établissement présentera un opéra classique en langue tahitienne : une première mondiale !

Contact :
Conservatoire artistique de Polynésie française
• Tél : 40.50.14.14
www.conservatoire.pf
Facebook : Conservatoire artistique de la Polynésie française Te Fare Upa Rau

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