Métiers de la mer : les différentes fillières

En complément de notre dossier sur les métiers de la mer, voici les formations possibles suivant vos parcours, votre expérience et votre niveau scolaire.

Au RSMA :
• Deux formations en lien avec les métiers de la mer sont proposées au RSMA : celle de matelot qui se déroule entre le RSMA de Arue et le CMMPf, pendant dix mois. Elle permet d’obtenir le permis VL, le SST (sauveteur secouriste du travail), le Brevet mécanicien 250 kW, le certificat matelot pont et le CFBS (certificat de formation de base à la sécurité). À l’issue de cette formation, les stagiaires sont embarqués pour trois semaines sur les navires de pêche ou de commerce du fenua. Une autre formation aboutit au certificat de pilote lagonaire (CPL) et au certificat de patron lagonaire pêche et cultures marines (CPLPCM), titre professionnel obligatoire pour exercer une activité touristique ou commerciale dans le lagon. Proposée en partenariat avec la Direction polynésienne des affaires maritimes, cette formation est dispensée à Tubuai, aux Australes, prioritairement à des jeunes originaires des archipels.

Infos : www.rsma.pf


« Choisis ton cap » avec le Sefi, la base navale et le Cluster
• C’est à l’occasion du 80e anniversaire de la base navale de Papeete en 2016 que ce programme a été présenté. Réalisée conjointement par le vice-rectorat, le Sefi, le Cluster maritime, le Rotary Club et la base navale, cette formation permet à des élèves des lycées professionnels dans les filières de la mécanique ou de l’électricité d’être suivis par la base navale. Dès la seconde, ils participent à des sessions pour se familiariser avec les métiers de la mer grâce à des stages, des semaines de préparation militaire marine, le passage du permis côtier. Ils ont ensuite accès à une formation en apprentissage avec une expérience professionnelle réelle. L’idée est d’attirer les jeunes vers ce secteur et aussi de donner aux entreprises du secteur maritime les moyens d’embaucher du personnel compétent.

Infos : www.sefi.pf


Au CMMPF :
Le Centre des métiers de la mer en Polynésie française prépare à de nombreuses professions : capitaine de navire, second capitaine, lieutenant de navigation, chef mécanicien, officier mécanicien, officier radiotélégraphiste, chef de quart « pont », chef de quart « machine », ouvrier mécanicien, matelot, marin en pêche hauturière, pilote lagonaire, skipper en plaisance touristique, capitaine de pêche au gros.
Récemment, un professeur de l’École nationale supérieur maritime de Nantes, Franck Petit Jeannot, est venu dispenser des cours aux formateurs du CMMPf pour remettre à niveau la formation de chef mécanicien 750 kW en y intégrant l’électricité, l’électrotechnique, les automatismes et l’électronique, de plus en plus présents à bord des bateaux. Un moyen pour les Polynésiens d’acquérir ces techniques tout en restant à Tahiti.
Les conditions d’accès aux formations pour ces métiers sont répertoriées sur le site du CMMPf : www.cmmpf.pf

Infos : 40.54.18.88 ou contact@cmmpf.pf


Devenir architecte naval
Il faut passer par une école d’architecture, obtenir le diplôme d’architecte, d’ingénieur ou un master, puis se spécialiser pendant un an en architecture navale (dans l’une des écoles nationales supérieures d’architecture de Nantes et Paris-La Villette) ou passer un master spécialisé (ingénierie marine architecture navale et offshore de l’Ensta de Brest par exemple). Autre possibilité : suivre une formation d’ingénieur avec une spécialisation en architecture navale, comme le propose l’Ensta de Brest (spécialisation architecture navale et offshore accessible après un Bac +2). Rémy Héquet, directeur de construction navale chez NSI, a fait ses classes à l’université de Southampton (www.solent.ac.uk) qui propose des formations dédiées à l’architecture navale accessibles après le Bac ou un BTS construction navale (formation dispensée en France). D’ailleurs, l’école est très fréquentée par les Français.
Cette formation est plus courte et spécialisée en architecture navale.


ENSM : former aux plus hautes fonctions
L’École nationale supérieure maritime (ENSM) prépare à une vingtaine de diplômes, jusqu’aux plus hautes responsabilités à bord des navires de commerce ou dans les infrastructures portuaires. Les diplômes obtenus permettent de naviguer sur toutes les mers, sous tous les pavillons et sur tous types de navires de commerce : transport, recherche océanographique et sismique, pose et maintenance de câbles sous-marins, ingénierie sous-marine, forage, métiers de l’offshore, maintenance de l’éolien en mer et de l’hydrolien, pilotage, remorquage, assistance en haute mer… Les élèves entrent sur concours, sur dossier ou sur titres. Le Cluster maritime de Polynésie française et le service des affaires maritimes organisent localement le concours pour accéder à l’ENSM.

Infos : contact@cluster-maritime.pf


Au CFPA :
Deux formations en lien avec les métiers de la mer y sont proposées : mécanicien réparateur de
marine de plaisance et agent de maintenance de marine de plaisance. Elles débouchent toutes
deux sur des titres de niveau III, c’est-à-dire l’équivalent d’un BEP/CAP. La première est dispensée au CFPA de la
Punaru’u et la seconde à Raiatea.

Infos : www.cfpa.pf

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