Porter secours aux personnes blessées

Difficile de réagir devant un accident ou devant une personne qui se sent mal. La Fédération polynésienne de protection civile propose des formations aux premiers secours qui permettent d’apprendre les gestes qui sauvent.

TEXTE & PHOTOS LUCIE RABRÉAUD

Ce mercredi matin, une dizaine de jeunes femmes sont réunies à la maison de quartier de Mamao. Elles écoutent attentivement Marinella Hauata, la formatrice de la Fédération polynésienne de protection civile, qui leur lit des diapos tout en leur montrant les gestes avec le mannequin. Comment sauver un nourrisson en train de s’étouffer ? Comment faire un garrot ? Comment s’occuper d’une personne qui ne va pas bien ?

La formation PSC (prévention et secours civiques) a pour objectif d’apprendre les gestes élémentaires de secours. « Ce sont souvent des choses que l’on entend après un accident ou un incident : les gens n’ont rien fait car ils ne savaient pas quoi faire », explique Marinella.
Cette formation dure 7 heures, soit une journée. Il y a un peu de théorie et beaucoup de pratique. Les jeunes femmes de ce matin se sont réparties en ateliers : les unes apprennent les gestes sur un nourrisson, les autres à faire un garrot et d’autres encore à vérifier qu’une personne inconsciente respire et comment la mettre en position latérale de sécurité.

C’est facile, accessible et rassurant

Les stagiaires de la PSC1 apprennent à agir sur des personnes conscientes mais blessées (malaise, plaies, brûlures, traumatismes), en cas d’étouffement d’un adulte, d’un enfant ou d’un nourrisson, ou d’hémorragies, sur des personnes inconscientes qui respirent et sur des personnes inconscientes en arrêt cardiaque.
Rien de compliqué, assure Marinella Hauata puisque cette formation est accessible dès l’âge de 10 ans. « Ce sont vraiment des gestes de  base pour apprendre aux personnes à réagir dans l’attente des secours, qu’elles ne restent pas impuissantes face à la situation. »
Ces gestes sont très simples, faciles à retenir et approuvés par une commission de médecins. « Quand on est devant une situation où quelqu’un a besoin d’aide, il ne faut pas avoir peur et agir. » Grâce à la pratique qui fait partie de la formation, les personnes ressortent plus sûres d’elles.

Objectif : plus de formés et de volontaires
Cette formation est accessible aux particuliers, aux entreprises, aux associations… Certains passent ce certificat pour leur profession. Mais c’est aussi un objectif du gouvernement central. Le président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé en octobre 2017 l’objectif de former 80 % de la population au secourisme, alors qu’il recevait à l’Élysée les acteurs du secours mobilisés sur les feux de forêts pendant l’été et sur les ouragans Irma et Maria aux Antilles.

Le taux de personnes formées actuellement évalué à 30 % de la population française. En Allemagne, ils sont 80 %. La FPPC forme environ 700 personnes par an aux premiers secours mais aussi aux PSE niveau 1 et 2 (premiers secours en équipe).
La Fédération intervient sur les événements sportifs, culturels, politiques et religieux. Ce sont des bénévoles qui assurent des postes de secours. Une équipe est spécialisée pour intervenir en mer et une autre en montagne (le Groupement polynésien d’intervention et de protection civile). Cela fait trente-cinq ans que la Fédération polynésienne de protection civile existe et elle est toujours à la recherche de volontaires.

Infos pratiques : Fédération polynésienne de protection civile
• Tél. : 40.41.09.86
contact@secourisme.pf
https://www.secourisme.pf
Facebook : Fédération polynésienne de protection civile – FPPC

Le calendrier des formations est disponible sur leur site Internet.

PSC : 7 heures, tarif : 10 000 Fcfp
PSE1 : 5 jours, tarif : 30 000 Fcfp
PSE2 : 4 jours, tarif : 30 000 Fcfp

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