Se préparer aux études de santé : une année exigeante

La première année commune aux études de santé (PACES), anciennement le premier cycle d’études médicales (PCM1), existe depuis 2003. L’université accueille environ 150 étudiants par an dans ce secteur laborieux qui préparent aux concours des professions médicales et paramédicales.
Explications du Dr Nelly Schmitt, responsable pédagogique de l’année PACES et maître de conférence.

TEXTE & PHOTO LUCIE RABRÉAUD

Qu’est-ce que l’année de PACES exactement ?
La première année commune aux études de santé (PACES) est une année de préparation aux concours pour les formations médicales (médecine, odontologie, maïeutique et pharmacie) et paramédicales (kinésithérapie, ergothérapie, psychomotricité).

Ces étudiants qui préparent les concours pour les carrières médicales et paramédicales suivent-ils les mêmes cours ?

Ils ont une partie tronc commun avec des cours et des épreuves en commun et, en fonction de leurs choix de filières, ils suivront des cours et auront des épreuves spécifiques. Un étudiant a la possibilité de préparer plusieurs concours dans plusieurs filières. Mais c’est autant de travail en plus. On leur conseille de tenter un ou deux concours. Ils ont une première série d’épreuves à la fin du premier semestre pour voir où ils en sont. Ils s’inscrivent ensuite de façon définitive dans la ou les filières qu’ils ont choisies, à la fin du mois de janvier. Les cours spécifiques sont programmés au second semestre.

Où se déroulent les concours ?

Ils passent les concours ici, avec des épreuves spécifiques à l’UPF, et ils sont classés en fonction de leur moyenne. Ils obtiennent les places selon leur classement par filière.

Comment est déterminé le nombre de places pour les différentes filières ?
C’est le gouvernement central qui attribue un certain nombre de places aux différentes universités. L’université de Bordeaux a son numerus clausus (qui sera supprimé dès la rentrée 2020, a annoncé Emmanuel Macron le 17 septembre dernier) et, grâce à notre partenariat avec elle, nous octroie des places pour nos étudiants. Sauf en maïeutique où les places sont définies en fonction des besoins du territoire.

Est-ce une opportunité pour les
étudiants polynésiens ?

C’est une opportunité car proportionnellement il y a moins d’étudiants inscrits au départ et donc plus de places offertes aux concours. Ils évitent également le stress de devoir aller en métropole passer les concours. C’est une opportunité aussi car ils ne sont pas obligés de partir immédiatement après avoir obtenu leur bac. C’est parfois difficile à 17 ou 18 ans d’aller s’installer en métropole.

Que deviennent les étudiants qui
échouent et n’obtiennent pas leur place ?

Ceux qui ont la moyenne et n’obtiennent pas de place, appelés les « reçus collés », peuvent se réorienter directement en deuxième année de licence sciences de la vie. Ils peuvent aussi retenter une année PACES car, pour les professions médicales, ils ont droit à deux tentatives, quelle que soit l’université, et pour les professions paramédicales, il n’y a pas de limite.

La séance d’acceptation se déroule « déguisé » depuis la première année. Ce sont les étudiants eux-mêmes qui ont commencé à venir ainsi accoutrés et c’est devenu une tradition !

Quelles sont les conditions pour rentrer en année PACES ?
Il n’y a pas de sélection. Il suffit d’avoir le bac et peu importe quel bac. Mais quand on a un bac pro secrétariat, réussir PACES est mission impossible. Mieux vaut choisir la filière scientifique et, si possible, avoir une mention à son bac. Il faut être capable de travailler très dur, très régulièrement, d’apprendre par cœur beaucoup de choses… C’est une année de sacerdoce, l’équivalent d’une place prépa. Il faut donner le meilleur de soi-même pour être classé. Sur l’ensemble des « petites évaporations », certains changent d’orientation. Ils ont le premier mois pour se désinscrire. Dans ce cas, ces premières semaines ne comptent pas du tout dans leur cursus universitaire, mais s’ils dépassent ce délai d’un mois, on considère qu’ils ont échoué leur année de PACES.

Nouveauté :
Manipulateur-radio est supprimé cette année, les étudiants souhaitant s’orienter vers cette profession n’auront plus à passer par ce concours.

Un nombre de places limité :
Les places sont peu nombreuses dans
ces filières sans concession. En 2018, il y avait : 19 places en médecine pour 87 candidats, 4 en odontologie pour 40 candidats, 2 en maïeutique pour 24 candidats, 3 en pharmacie pour 38 candidats, 2 en masso-kinésithérapie pour 33 candidats, 2 en ergothérapie pour 9 candidats, 2 en psychomotricité pour 14 candidats et 2 en manipulateur-radio pour 7 candidats.

Pour s’inscrire :
Prendre rendez-vous à la scolarité de l’UPF
• Tél : 40.80.38.03
courrier@upf.pf
Campus d’Outumaoro – Punaauia
BP 6570 – 98702 Faa’a
Facebook : Université de la Polynésie française

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