Une entreprise innovante et impliquée

LA POLYNÉSIENNE DES EAUX, FILIALE DU GROUPE SUEZ, CHOUCHOUTE SES EMPLOYÉS. AU-DELÀ DE SON DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE, ELLE SOUHAITE DEVENIR « L’ENTREPRISE PRÉFÉRÉE DES POLYNÉSIENS » ET RÉUSSIR SA TRANSFORMATION DIGITALE POUR ÊTRE « UNE ENTREPRISE NUMÉRIQUE ». UN PROGRAMME QUI PASSERA PAR LA FORMATION.

Tout au fond de la vallée de Titioro, à côté d’une rivière et entourée de falaises, au départ de la randonnée vers la Fautaua : c’est ici que se trouvent les bureaux de la Polynésienne des eaux. L’entreprise est née en 1992 avec pour objectif de gérer et potabiliser la distribution de l’eau de Papeete. Très vite, elle prend en charge également l’île de Bora Bora. Aujourd’hui, elle est passée de deux délégations de service public à quatre avec Moorea et Pirae. La Polynésienne des eaux assure également une centaine de prestations sur d’autres communes polynésiennes. De 45 salariés en 1992, elle compte désormais 200 collaborateurs. Ce développement économique s’explique par la volonté de l’entreprise d’être à la pointe des nouvelles technologies et de toujours s’assurer de la qualité et de la sécurité de son travail. « Certaines choses qui se font à Bora Bora n’existent même pas en métropole, explique fièrement Barbara Samuela, responsable ressources humaines et communication à la Polynésienne des eaux. Nous sommes une entreprise qui bouge, qui est dynamique. »

Trois grands métiers sont représentés dans l’entreprise : l’eau, l’assainissement et la relation clientèle. La société gère l’eau, du captage à son acheminement, en passant par le traitement jusqu’aux compteurs. Elle gère aussi l’assainissement pour plusieurs collectivités avec le traitement des eaux usées et la relation client. « Nous avons des agents de réseaux, de curage, des releveurs de compteurs, des techniciens, des électromécaniciens, des automaticiens pour gérer la télésurveillance, il y a un service d’astreinte 24h/24, un service comptabilité, une RH, un service développement commercial, communication, un pôle technique et performance et un service ordonnancement avec la planification de tous les travaux », liste Barbara Samuela.

Pour des compétences développées et un management responsable
Tous ces agents sont formés de manière continue. « C’est une volonté forte de la direction de développer les compétences de nos salariés. L’eau et l’assainissement sont des métiers vertueux et complexes. Ils nécessitent des compétences spécifiques. Il y a une responsabilité environnementale et sociale importante. Nous devons produire de l’eau 100 % potable. Nous dépensons en moyenne 2,1 % de la masse salariale chaque année pour la formation, soit 10,5 millions de Fcfp par an. » La sécurité y tient une place importante avec des dépenses qui représentent 30 à 40 % du chiffre global : habilitation électrique, travaux en hauteur, amiante, travaux en espace confiné, gestion du chlore… Les cadres ne sont pas laissés de côté: un programme sur trois ans vient de commencer. « Nous souhaitons accompagner nos encadrants vers un management responsable. Une soixantaine de managers vont la suivre. On va parler des risques psychosociaux, du bien-être, de la santé et de la sécurité au travail. Il y a sept thématiques en tout. »

De nouveaux métiers émergent et la Polynésienne des eaux a également l’ambition de développer le digital. « Les relèves se transforment, le métier d’agent de relève va donc évoluer. Les premiers compteurs télérelève viennent d’être installés à Bora Bora. » La société souhaite faire évoluer ses agents et leur propose chaque année des perspectives dans ce sens. À l’image de Mikael Adams, passé de technicien à agent de maîtrise niveau supérieur (lire page suivante), beaucoup gravissent les échelons et sont invités à se former, à transformer leur poste. « Nous avons beaucoupde demandes d’emploi à la Polynésienne des eaux. C’est une entreprise qui a une bonne image et une bonne réputation sur les conditions de travail. » La société participe également à la formation des Polynésiens de manière plus large car elle accueille chaque année entre 60 et 70 stagiaires de tous types de niveaux et dans tous les services. Elle est classée dans le Top 50 des employeurs de Polynésie.

Témoignage

Mikael Adams responsable du service ordonnancement

« Aujourd’hui je suis responsable du service ordonnancement. C’est un service qui gère toute l’activité technique de la société pour Tahiti, Bora Bora et Moorea, dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de la clientèle. Concrètement, nous planifions les interventions de tous les agents techniques en fonction de leurs compétences. On centralise toutes les demandes : celles des clients par téléphone ou par Internet puis celles en interne, et les urgences également.C’est un service que j’ai monté avec mon ancien chef à partir de 2015. Au fur et à mesure, le service a pris de l’importance. Une collaboratrice est arrivée en juillet 2015, une autre en 2016, etc. J’ai obtenu une licence Métiers de l’eau en métropole puis je suis arrivé à la Polynésienne des eaux en octobre 2009. J’ai commencé comme exploitant de station d’épuration avec une dizaine de stations à entretenir.
Je suis passé de ce premier poste à celui que j’occupe aujourd’hui grâce aux formations. J’ai demandé à suivre des formations et l’entreprise m’a aussi sollicité. Les formations m’ont permis de m’améliorer. Aujourd’hui, je veux asseoir mes compétences car l’ordonnancement existe en métropole depuis une dizaine d’années mais c’est un métier nouveau en Polynésie française. Je veux réussir à bien ancrer le servicedans l’entreprise, et pourquoi pas, l’élargir à d’autres besoins. Les formations ont beaucoup compté dans ma trajectoire professionnelle car nous faisons des métiers très techniques qui évoluent vite. Si on veut devenir meilleur, on est obligé de se remettre à niveau constamment. En tant que responsable du service ordonnancement, c’est encore plus important car ce sont des métiers tournés vers le numérique. Cela change très vite et il faut un panel de compétences encore plus large. Quand on arrive dans une entreprise, on espère toujours évoluer mais je ne pensais pas arriver aussi vite aussi haut ! »

Quelques chiffres…

• 200 collaborateurs
• 2,5 milliards de chiffre d’affaires
• 110 000 personnes alimentées en eau potable
• 25 000 personnes dont les eaux usées sont dépolluées avant rejet dans la nature
• 310 km de réseaux d’eau
• 67 sites de captage d’eau
• 27 sites de stockage d’eau
• 52 stations de traitement des eaux usées
• 150 sites de télésurveillance en eau et assainissement par supervision informatique

Normée ISO 9001, V2000
La Polynésienne des eaux est certifiée ISO 9001, V2000. L’entreprise doit bientôt accéder à ISO 9001 V2015. « Grâce à cette certification, on voit nos performances. À partir de procédures, nous suivons notre activité grâce à des indicateurs comme la conformité des eaux de rejet, celle de l’eau potable, etc. On est audité tous les ans par un auditeur externe : l’agence française de normalisation (AFNOR). Elle s’assure que tous les agents ont leurs habilitations sécurité, que nos matériaux sont normés et conformes. Il y a des vérifications sur les plans de formation. Il suffit d’une seule non-conformité pour que cette certification nous soit retirée. Cela permet de s’assurer qu’on respecte les normes et cela contribue à la performance de l’entreprise. »

Où s’adresser ?
Polynésienne des eaux:
•Tél : 40.50.58.00
contact@polynesienne-des-eaux.pf
www.polynesienne-des-eaux.pf

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