Une sélection dès la première année de master

DEPUIS LA RENTRÉE 2017, LA SÉLECTION EN MASTER S’EFFECTUE DÈS LA PREMIÈRE ANNÉE. COMMENT ET OÙ POSTULER ET SUR QUELS CRITÈRES LES ÉTUDIANTS SERONT CHOISIS ? LES EXPLICATIONS DE KARIMA EJJAAF-BEZZA, DIRECTRICE DE LA SCOLARITÉ, ET DE MARINA DEMOY-SCHNEIDER, VICE-PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DE LA FORMATION ET DE LA VIE UNIVERSITAIRE, DE L’UNIVERSITÉ DE LA POLYNÉSIE FRANÇAISE.

Qu’est-ce qui change concernant l’inscription en master ?

Marina Demoy-Schneider : « C’est la sélection qui change. Pour entrer en master, il faut présenter un dossier avec toutes les pièces justificatives et chaque candidat est sélectionné par une commission. Auparavant, on présentait sa candidature en master 1 quand on était titulaire d’une licence et il n’y avait pas à proprement parler de sélection. Tout le monde était admis en master 1. »

Il suffisait de réussir sa licence pour passer en master ?

Marina Demoy-Schneider : « Exactement. Il suffisait d’avoir obtenu sa licence pour poursuivre en master. »

Karima Ejjaaf-Bezza : « Pour cinq des sept masters ouverts à l’UPF, la sélection concernera bien l’accès en master 1, mais pour les deux autres (Énergie et Parcours environnement insulaire océanien), dont nous proposons le master 2, la sélection se fera dans les universités où la première année de ce master a lieu. Ces deux masters sont cohabilités avec d’autres universités : Besançon pour l’Énergie et Pierre et Marie Curie pour le Parcours environnement. Les étudiants doivent donc poser leur candidature dans ces deux universités pour le master 1 et ils ont ensuite la possibilité de continuer en master 2 en Polynésie française s’ils le souhaitent. »

Pourquoi une sélection a-t-elle été mise en place ?

Marina Demoy-Schneider : « C’est une directive ministérielle. Elle nous a touchés en même temps qu’elle a touché la métropole. Il a été décidé de faire une sélection avant l’entrée en master, c’est-à-dire à l’entrée de la deuxième partie du cursus LMD. Auparavant, la sélection avait lieu à l’entrée du master 2. »

Karima Ejjaaf-Bezza : « Cependant, il faut préciser que les établissements peuvent fixer leurs capacités d’accueil en première année de master depuis très longtemps. Mais la nouvelle loi met en place cette sélection. »

Qu’est-ce que ça change pour les étudiants ?
Marina Demoy-Schneider : « Pour les étudiants, on va sélectionner les meilleurs dès l’entrée en master. C’est une sélection en amont plutôt qu’en aval. »

Quels sont les critères de sélection ?

Marina Demoy-Schneider : « Nous sélectionnons les étudiants sur leur projet d’étude, leur projet professionnel et leur motivation. Les notes ne sont pas un critère, on ne sélectionne pas les étudiants sur leur moyenne. On tient plutôt compte de leurs trois années de licence, de leur progression. Ensuite, chaque master dispose de sa propre commission composée du responsable et des intervenants du master. C’est cette commission qui sélectionnera les dossiers, en fonction de ses propres critères. Les critères sont mis en évidence pour chaque master et sont consultables en ligne sur le site de l’université. »

La sélection s’effectue-t-elle seulement sur dossier ou prévoit aussi des oraux ?

Marina Demoy-Schneider : « Tout dépend des commissions. Certaines ont décidé que si elles le jugeaient utile, elles pourraient demander un entretien. Des auditions pourront donc être organisées pour certains masters. »

Karima Ejjaaf-Bezza : « Les étudiants seront prévenus de cette possibilité. C’est une chance qui leur est donnée de défendre leur candidature. »

Combien y a-t-il de places ?

Marina Demoy-Schneider : « Les responsables d’université décident des seuils d’admission. Pour cette raison, chaque candidat est invité à postuler dans plusieurs masters. Il y aura des listes d’attente. À l’université de la Polynésie française, nous allons proposer sept masters dans lesquels il y aura 40 places en moyenne. On ouvre les masters, selon les besoins et les candidats potentiels. »

Karima Ejjaaf-Bezza : « Il y a quelques exceptions comme le master MEF (Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation) ou ceux cohabilités avec des universités de métropole. Le master MEF prendra 30 étudiants, le master 2 Énergie est fixé à 16 étudiants, la capacité pour le master Science de l’univers environnement écologie parcours environnement insulaire océanien est fixée à 20 étudiants. »

En fonction de ces capacités d’accueil, les candidats ont-ils beaucoup ou peu de chance d’être sélectionnés ?
Marina Demoy-Schneider : « Ils ont beaucoup de possibilités. Il faut qu’ils posent leur candidature à plusieurs masters à l’université de Polynésie française mais également dans les universités de métropole. Ils devront aller sur le site : www.trouvermonmaster.gouv.fr. Tous les masters y sont regroupés. Il est donc possible de trouver tous les masters qui les intéressent. »

Est-ce difficile d’être admis en master ?

Marina Demoy-Schneider : « Oui car il faut être un bon étudiant de licence. Il faut avoir un bon dossier. Ce sont les meilleurs qui sont pris. Nous allons également recevoir des candidatures d’étudiants de l’extérieur. Les étudiants licenciés peuvent présenter leur candidature dans l’université qu’ils souhaitent aux masters qui les intéressent. »

Quand les candidats doivent-ils déposer leur dossier et quand auront-ils une réponse ?

Karima Ejjaaf-Bezza : « Nous allons ouvrir les candidatures du mois de mars au mois de mai. Ensuite, les commissions se réuniront pour les examiner et donneront une réponse dans les deux mois après la clôture du dépôt des dossiers. On est calé sur les dates de métropole. Les inscriptions ont lieu à partir de juillet dans les universités et il ne faut pas que les candidats se retrouvent pris au dépourvu. »

Que deviennent ceux qui ne seront pris dans aucun master ?

Marina Demoy-Schneider : « On leur propose des alternatives pour qu’ils poursuivent leurs études, toujours avec l’objectif d’améliorer leur dossier et de parvenir à entrer dans le master qu’ils souhaitent. Nous travaillerons aussi en lien avec le centre d’orientation, des stages et de l’insertion professionnelle (COSIP) qui leur proposera l’aide à l’entretien, au CV et les accompagnera pour affiner leur projet professionnel. »

Karima Ejjaaf-Bezza : « Nous allons faire le maximum pour renforcer l’accompagnement de ces étudiants qui n’ont rien eu pour qu’ils puissent avoir plus de chance de réussir l’année suivante. Nous leur proposerons des rendez-vous individuels pour les accompagner pour la suite. »

Comment les étudiants ont-ils appréhendé cette sélection ?

Marina Demoy-Schneider : « L’année dernière, ils ne s’y attendaient pas du tout et ont été surpris. Ils avaient pourtant été informés par mail personnellement mais c’était la première année de mise en place de ce changement. Cette année, l’information est donnée dès le début de la licence car chaque année est importante et il faut un bon dossier si l’on veut accéder au master que l’on a choisi. Les étudiants de L3 de chaque domaine vont être invités à des réunions d’information sur les masters durant lesquelles seront précisés le fonctionnement et les critères de sélection. »

Les étudiants qui viennent d’avoir leur licence peuvent se présenter pour entrer
en master mais est-ce qu’une personne plus âgée qui souhaite reprendre ses études le peut également ?

Marina Demoy-Schneider : « Bien sûr ! Il n’y a aucune limite d’âge, il suffit d’avoir sa licence ! »

Où s’adresser ?
Université de la Polynésie française
www.upf.pf/fr
www.trouvermonmaster.gouv.fr.

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